Comment préparer sa retraite ?

Le lundi 30 avril 2012 par Estelle Herault

Entre 2007 et 2010, en France, les régimes de retraite de base et complémentaire ont participé à une campagne d’information des actifs à propos des retraites. Des documents tels que le relevé de situation individuelle (RSI) et l’estimation indicative globale (EIG) ont ainsi été envoyés. Une date et un montant estimatifs ont été attribués. Et la CNAV (Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse) peut vous fournir dès que vous le souhaitez un relevé de carrière. Voyez également avec votre caisse de retraite complémentaire si vous avez des droits et quelle peut être leur évaluation.

Conseils à suivre pour anticiper et préparer votre retraite

Trouvez l’équilibre

La retraite est le moment privilégié pour changer vos habitudes. De nouvelles activités culturelles et de loisirs doivent être pris en compte. Votre banque doit connaître vos projets pour vous aider à les anticiper en chiffrant ces nouveaux besoins qui vont apparaître. Votre situation financière doit équilibrer vos dépenses futures. Mais peut-être doutez-vous de vos capacités financières ? Vos patrimoines immobiliers et financiers seront-ils suffisants ? Par exemple, si vous êtes toujours locataire, avez-vous pensez à acheter votre logement ou à vous faire construire votre maison pour votre retraite ?

Une solution : augmenter vos revenus une fois à la retraite

Plusieurs possibilités s’offrent à vous. Vous avez peut-être épargné durant toutes ces années en pensant à votre retraite. Vous avez pu également investir dans l’immobilier pour continuer à percevoir des loyers pour vos beaux jours. Par ailleurs votre banque peut vous proposer également différents produits spécifiquement orientés vers la retraite. Eux aussi vont permettre d’augmenter vos revenus au fil du temps. C’est le moment de faire vos choix en fonction de votre situation personnelle. A ce titre, il faut commencer par se pencher sur la question de la transmission patrimoniale. Optimiser cette transmission peut permettre à vos héritiers de payer moins de droits successoraux ou de donation. Bien sûr votre notaire vous fournira des conseils avisés.

Et le placement, alors ?

Une assurance-vie, un PEA, un PERP ou un PERCO, ces placements, qui font fructifier votre argent, sont autant de solutions à envisager pour compléter vos revenus. Si leurs taux d’intérêts varient selon les banques et les produits, la fiscalité est la même pour chaque catégorie de produits.

L’assurance-vie

 

Vous versez des primes, dont le montant varie en fonction du contrat, pour qu’en cas de décès ou de survie, un capital ou une rente soit versée à vos héritiers si vous décédez, ou … à vous-même. Et oui, deux types d’assurance-vie existent. La plus connue est l’assurance en cas de décès mais l’assurance en cas de vie peut vous permettre une fois que vous serez à la retraite, de percevoir cette rente ou ce capital.

Les plus-values (différence de patrimoine entre le début et la fin du contrat) sont désormais exonérées d’impôt à partir de huit ans d’existence du contrat dans la limite de 4600 € par an pour les personnes seules et 9200 € par an pour un couple marié. Au-delà de cet abattement ou avant les huit ans, le capital de votre assurance-vie est disponible à tout moment, à des taux d’imposition situés entre 35 % et 7,5 %. Des prélèvements sociaux doivent être acquittés pour un retrait. Vous choisissez le bénéficiaire. Vous versez ce que voulez et quand vous voulez. Autant d’atouts qui font de l’assurance-vie, le placement préféré des Français. Pour aller plus loin, consultez le guide Souscrire une assurance-vie

Le PEA (ou Plan d’épargne en actions)

 

Le PEA permet de posséder un portefeuille d’actions françaises ou européennes, qui s’il est conservé pendant huit ans, ne sera pas imposé sur les plus-values ni sur le revenu qu’il vous aura procuré. Si vous retirez l’argent avant huit ans, les taux d’imposition varient de 34,8 % à 12,3 % en fonction de la durée du contrat.

Le PEP (ou Plan d’épargne populaire)

 

Le versement se fait par tous les modes de paiements (liquide, chèque ou virement) dans la limite de 92 000 € sans compter les intérêts qui se multiplient fortement. Ceux-ci sont imposables de 35 % à 12,3 % lorsque l’on veut les retirer. Il faudra également s’acquitter de prélèvements sociaux (12,3 % environ). Il n’est cependant plus possible d’en ouvrir un nouveau depuis la loi de finances de 2004.

A noter : le PEP bancaire peut prendre la forme d’un PEP assurance qui permet l’exonération des droits de succession pour l’assurance-vie.

Le PERP (ou Plan d’épargne retraite populaire)

 

Il a deux volets : la constitution d’une rente viagère pour votre retraite et/ou d’une épargne pour l’achat de votre résidence principale. Le PERP concernait environ 2,1 millions de français en 2010. Fiscalement, il permet des déductions fiscales dans la limite de 10 % de son montant. Au bout de 15 ans, vous serez totalement exonéré d’impôt sur la rente ou le capital.

Le PERCO (Plan d’épargne pour la retraite collectif)

 

Il a pour seul objectif de constituer une rente viagère pour la retraite des salariés d’entreprises ayant un PEE (Plan d’épargne entreprises) ou un PEI (Plan d’épargne interentreprises). Seul des prélèvements sociaux (12,3 %) seront pris sur les intérêts produits à la sortie d’un capital.

À noter : les produits de retraite évoluent en fonction de la loi de finances qui est votée chaque année. Préparer sa retraite cela commence par une bonne gestion de son patrimoine. Alors à vos calculettes !

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