Recent postshttps://www.trouver-sa-banque.com/Latest posts in my siteTout savoir sur les frais bancaireshttps://www.trouver-sa-banque.com/guide/banque-services-et-frais/tout-savoir-frais-bancaires Les obligations de la banque en matière de frais bancaires

La signature de la convention de compte

Dès l'ouverture du compte, la banque a l'obligation de faire signer une convention de compte à tout nouveau client pour l'informer de la tarification qu'elle propose sur les produits et services liés à son compte courant. Ne pourront être facturés que les frais mentionnés dans la tarification et préalablement acceptés par le client lors de la signature.
Les frais liés au crédit, à l'épargne et à l'assurance font l'objet d'une convention distincte de celle du compte de dépôt.

Une information clientèle claire et nette

Cette tarification, doit depuis janvier 2011, être affichée de manière visible en agence, figurer sur le site internet de la banque et faire l'objet de dépliants tarifaires. Les banques doivent également informer leur clientèle de façon formelle par courrier individuel 3 mois avant l'instauration de changements de tarifs et envoyer avec les relevés de comptes mensuels la nouvelle plaquette informative.

Le client en désaccord peut demander sous 2 mois, la clôture de son compte avec l'envoi d'une lettre de réclamation en accusé de réception.

Depuis janvier 2009, les banques ont l'obligation de transmettre à leurs clients un récapitulatif annuel des frais en rapport avec leur compte courant et depuis janvier 2011 de faire figurer sur leur site internet les 10 services standards avec mentions des tarifs correspondants (abonnement internet, alerte SMS, frais carte de paiement, retrait déplacés sur zone euro...)

Les différents types de frais bancaires

Ils sont régis d'une manière générale par l'article D312-4-2 du Code Monétaire et Financier applicable depuis le 15 mai 2008 et se différencient au vu de deux catégories, les frais liés à un service rendu (ou frais de gestion) et les frais ou commissions destinés à sanctionner un dysfonctionnement du compte (pénalités).

Les frais liés à un service rendu

Les frais consécutifs à un service rendu sont des frais de gestion, librement fixés par les banques et liés principalement aux opérations rythmant la vie du compte. Ils comprennent les frais de tenue de compte (entre 4 et 30 € par an), ceux relatifs à l'octroi d'une carte bancaire (variables selon le type de carte), les frais de retrait dans un guichet automatique d'une autre banque (retraits déplacés), les frais de retraits à l'étranger ou de paiements dans la zone euro, les frais de virement, de mise en place de prélèvement, les oppositions sur chèque, les frais d'envoi de chéquier...

Les frais de gestion concernant la tenue de compte sont fixés sur la base d'un forfait annuel. Les clients possédant des comptes «dormants» ou peu actifs, ou ceux faisant fréquemment l'objet d'incidents bancaires peuvent être sanctionnés par ce type de frais. Depuis le 1er janvier 2005, les frais de clôture de compte ne sont plus appliqués et depuis le 1er novembre 2009, les frais d'opposition sur carte bancaire ou prélèvements lors d'un vol ou d'une utilisation frauduleuse sont également supprimés.

Les frais ou commissions « sanction »

Ils sont la conséquence d'un dépassement de découvert au-delà de son autorisation, de sa durée, ou sanctionnent le rejet d'une présentation bancaire (chèque, prélèvement, TIP). Appelés aussi agios bancaires, ils représentent toutes les commissions prises par une banque sur un compte fonctionnant à découvert autorisé ou non.

Les frais après paiement bancaire hors découvert

La banque facturera des frais de dépassement de découvert et une commission d'intervention de 8 à 15 € pour chaque paiement (chèque, prélèvement ou carte) accepté au-delà des conditions contractuelles.

Les commissions d'intervention correspondent à la décision de la banque qui, en procédant à un paiement sur un compte en anomalie, accepte d'une part de faire un crédit supplémentaire à son client et d'autre part les frais de forçage liés à cette intervention, inclus dans le calcul du TEG. Elles sont appliquées en supplément des frais prélevés sur chaque opération payée et sanctionnent l'utilisation d'un découvert non autorisé, un dépassement au-delà d'une autorisation ou un découvert s'étalant sur une durée plus longue que celle mentionnée dans la convention qui compte généralement 30 jours.

Dans de nombreux établissements bancaires, le taux d'intérêt pratiqué lors de découverts non autorisés, (plus élevé que celui appliqué aux découverts autorisés), génère inévitablement d'importants agios. Cette pratique reste cependant légale tant que le taux de l'usure n'est pas dépassé et si elle figure dans les clauses de la convention.

Certaines banques, pour limiter des frais pouvant vite atteindre de fortes sommes, plafonnent leur montant maximal journalier ou mensuel de commissions qui ne dépassera pas un certain seuil quel que soit le nombre d'opérations présentée sur un compte en dysfonctionnement.

Les frais consécutifs à un rejet

Si la banque décide de ne pas payer les chèques ou prélèvements présentés sur le compte, elle les rejettera et prendra en supplément, des frais pour chaque rejet. Ces frais, bien que plafonnés légalement par le décret applicable au 15 mai 2008, peuvent vite s'avérer très onéreux.

Un rejet de prélèvement est plafonné à 20 € (article D312-4-2 du code monétaire) et celui d'un chèque, suite à un défaut de provision, à 50 €. Les frais sont néanmoins fonction de la valeur du chèque, ainsi pour un chèque d'un montant inférieur à 50 €, ils resteront plafonnés à 30 € et pour ceux supérieur à 50 €, ne devront pas excéder 50 €. Cette somme, au vu de l'article D131-25 du code monétaire, inclut tous les frais générés par le rejet (commission d'incident, frais de rejet et frais d'envoi d'une lettre d'injonction).

Les intérêts débiteurs (découvert autorisé)

Il s'agit d'intérêts facturés lorsque le compte est débiteur. L'autorisation de découvert est assimilée à un crédit fait par la banque à son client et comme tout crédit, il n'est pas gratuit et comporte des intérêts.

Ces intérêts sont facturés par rapport au montant, à la durée du découvert exprimée en jours (ouvrés et non ouvrés), et à un taux exprimé pour une année entière. Concrètement : un débit de 1500 € pendant 9 jours à un taux de 18 % entraînera des intérêts de : (1500 X 18 % X 9) / 365 = 6,65 €

Ils sont facturés périodiquement, (mensuellement ou trimestriellement) selon les banques. Les intérêts débiteurs rentrant dans le cadre d'une autorisation de découvert ne sont généralement pas excessifs. Ils le deviennent lorsqu'ils font suite à un dépassement non autorisé. Ils restent cependant encadrés par un décret de la loi Chatel (Journal Officiel de janvier 2008) qui en définit le plafonnement.

Comment limiter les frais bancaires ?

Tout d'abord, lors de la signature de la convention la gratuité de certains services peut être négociée.

Par la suite, tout abus bancaire doit faire réagir. Il est toujours possible de les contester et de négocier avec son banquier leur suppression. En cas de refus, il faut savoir que les commissions d'intervention sont considérées comme illégales par la jurisprudence et qu'elles peuvent être contestées par lettre recommandé avec accusé de réception. Les banques préfèrent souvent accorder des remises partielles significatives plutôt qu'être poursuivies devant les tribunaux.

Pour limiter les frais, quelques mesures simples peuvent être prises notamment :

  • Souscrire uniquement aux produits ou services dont on aura besoin (une carte visa internationale sera inutile pour des personnes ne voyageant jamais)
  • Surveiller son compte et demander la mise en place d'une petite réserve de crédit à rembourser dès que possible pour assurer une trésorerie lors d'un problème passager.
  • Ne pas mettre son banquier devant le fait accompli, un rejet de chèque coûte plus cher qu'un paiement hors découvert. Prévenu, le banquier sera plus enclin à payer en dépassement.
  • A l'étranger il sera impératif de limiter les petits paiement par carte ou les petits retraits successifs. Chacun d'eux même minime génèrera des frais. Lorsque c'est possible il faudra privilégier les espèces pour les paiements et préférer un gros retrait à plusieurs petits.

Les frais de commission sont sensiblement les mêmes d'une banque à l'autre. Les banques offrant un réseau d'agences restent cependant plus chères que les banques en ligne comme Boursorama, Fortuneo ou encore ING Direct qui n'ont pas les mêmes frais de fonctionnement et sont donc moins chères.

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Nathalie B.Wed, 30 May 2012 00:00:00 +0200https://www.trouver-sa-banque.com/guide/banque-services-et-frais/tout-savoir-frais-bancaires
Comment faire opposition sur une carte bancaire, un chèque ou un prélèvement ?https://www.trouver-sa-banque.com/guide/banque-services-et-frais/opposition-carte-bancaire-cheque L'opposition sur carte bancaire

Dans quels cas ?

Faire opposition sur une carte bancaire n'est possible qu'en situation de perte, de vol, d'utilisation malveillante de la carte ou de ses données (lorsque la carte est toujours en possession de son titulaire et que les identifiants ou le code ont été frauduleusement récupérés) ainsi que dans le cas de redressement ou de liquidation judiciaire du porteur s'il est commerçant.

Dès lors, la démarche d'opposition doit être faite au plus tard dans les 48 heures par le titulaire de la carte ou toute personne détentrice d'un mandat. Au-delà de ce délai, les réclamations sur les paiements illicites ne sont en principe plus acceptées.

Les démarches

Il existe plusieurs moyens de faire opposition sur une carte bancaire, le plus rapide étant l'appel au centre d'opposition, serveur interbancaire 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, joignable au 0.892.705.705 (0,34 € la minute) qui enregistre les oppositions des clients de toutes les banques. Pour une prise en charge rapide de l'opposition, il sera demandé le numéro à 16 chiffres et la date d'expiration de la carte. Lors d'une perte ou d'un vol à l'étranger, il convient de se munir des numéros internationaux parfois indiqués sur les distributeurs de billets ou contacter les autorités consulaires.

L'opposition peut également être effectuée sur simple appel à l'agence bancaire, par l'envoi d'un fax ou d'un e-mail. Dans le cas d'un appel téléphonique, le titulaire du compte devra exiger par la suite une confirmation de sa démarche. Les banques proposent généralement un service en ligne pour les oppositions sur carte bancaire. Réservé à leur clientèle, ce service nécessitera l'entrée d'un code client et d'un mot de passe. Une fois l'opposition déposée, le client reçoit un numéro de dossier.

L'opposition est un service payant dont le montant varie selon le type de carte bancaire détenu, de la banque et du contrat d'assurance souscrit (qui peut parfois inclure la gratuité des frais d'opposition).

Conséquences de l'opposition

Dès l'enregistrement de l'opposition, la carte est rendue inutilisable et le client n'est plus redevable des dépenses effectuées avec ce moyen de paiement. La banque doit alors refuser tous les débits, si tel n'est pas le cas, elle devra dédommager son client de toutes les sommes prélevées après la date d'opposition.

Lors d'une utilisation frauduleuse, il est nécessaire de porter plainte après du commissariat ou de la gendarmerie. Ce dépôt de plainte sera réclamé par la banque avec une lettre de réclamation. Cependant, s'il est avéré un manque de prudence ou une négligence au regard de la préservation du code secret, les achats frauduleux ne pourront pas faire l'objet de remboursements. Il appartient au titulaire de la carte de surveiller les achats débités sur son compte les jours suivant le vol pour faire procéder au remboursement de tous les débits anormaux.

A défaut de mention particulière dans le contrat d'assurance, les dépenses frauduleuses effectuées avant l'acte d'opposition sont à la charge du titulaire de la carte dans la limite de 150 €. Après étude de la réclamation, s'il n'existe aucune contestation, le client est remboursé de la somme débitée sous 30 jours.

L'opposition sur chèque

Faire opposition à un chèque revient à en empêcher le paiement lorsqu'il se présente en banque.

Dans quels cas ?

L'opposition n'est possible que lorsque la ou les carnets ont été perdus ou volés mais également dans le cas d'un redressement ou d'une liquidation judiciaire du bénéficiaire du chèque s'il est commerçant.

Elle est cependant interdite et réprimée par la loi lorsqu'elle est la conséquence d'un désaccord commercial, d'un abus de confiance, d'une constatation d'escroquerie ou d'une rétractation de vente et reste considérée dans ce cas comme une opposition abusive. La loi prévoit pour cela, entre 450 et 375 000 € d'amende et des peines d'emprisonnement de 1 à 5 ans, dans les situations extrêmes.

Les démarches

Pour s'opposer au paiement d'un chèque, le titulaire du compte devra contacter son agence bancaire ou le Centre National d'appel des chèques perdus ou volés au 08 92 68 32 08 pour l'enregistrement de l'opposition valable pour 48 heures. Ce service est disponible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 (0,337 € la minute).

Cette démarche devra être obligatoirement suivie d'une confirmation écrite, par lettre recommandée de préférence, auprès de la banque du titulaire, mentionnant le motif de l'opposition, le numéro du chèque, son montant exact (ou chèque en blanc), et dans le cas d'un chéquier perdu ou volé, les numéros des formules non utilisées. Cette confirmation écrite décharge son titulaire de toute responsabilité si les chèques venaient à se présenter après l'opposition. Si malgré cette précaution, des chèques étaient encaissés, la banque serait seule responsable et devrait procéder au remboursement des sommes indûment débitées.

Le coût d'une opposition s'élève en moyenne à 15 € pour un chèque et 20 € pour un chéquier à moins qu'il n'ait été souscrit un contrat d'assurance mentionnant une garantie de prise en charge des frais.

La durée d'une opposition sur chèque

L'opposition est limitée à 1 an et 8 jours à compter de la date d'opposition. A l'issue du délai, la banque doit contacter son client pour savoir s'il est nécessaire ou non de la prolonger. Dans l'affirmative, les frais afférents sont à nouveau prélevés.

Prélèvement automatique : opposition et remboursement

Le prélèvement automatique, bien pratique pour gérer le paiement de factures régulières peut parfois être source de litiges qui doivent être dénoncés sans tarder. Plusieurs cas de figure existent :
 

  • Si le prélèvement n'est pas encore comptabilisé, le titulaire peut demander à sa banque l'opposition sur ce dernier. Il peut s'agir d'une opposition temporaire visant un seul paiement sur une durée limitée ou d'une révocation définitive. Cependant si plusieurs prélèvements émanant d'un même organisme se présentent, tous seront rejetés même si l'opposition ne concerne qu'un seul paiement.
  • Si malgré l'opposition, le prélèvement a été exécuté, le client dispose de 13 mois après la date de débit pour dénoncer par courrier le paiement non autorisé et devra en être crédité aussitôt après.
  • Si le prélèvement a été autorisé mais comportait un montant faisant l'objet d'un montant manifestement abusif (dans le cas d'une facture de fournitures d'énergie par exemple), le client dispose de 8 semaines à compter du débit pour dénoncer par écrit le prélèvement et demander le remboursement de la somme qui devra lui être restituée dans les 10 jours. Charge à lui de prendre contact avec son créancier pour conclure un accord.

Attention, si le prélèvement est contesté à tort, des frais d'impayés seront facturés.

Les démarches

Pour arrêter un prélèvement automatique, il convient d'adresser au créancier une lettre de cessation d'émission de prélèvement en recommandé avec accusé de réception et parallèlement de demander à son agence bancaire de procéder au rejet de tout prélèvement par ledit créancier. De nombreuses banques proposent à leurs clients de faire opposition directement en ligne sur leur site, muni d'un numéro de client et d'un code secret.

L'opposition devra être effectuée au plus tard la veille de l'échéance du prélèvement. Cependant certaines banques exigent 48 heures de délai minimum.

À noter : depuis le 1er novembre 2009, les banques n'ont plus le droit de percevoir de frais lors d'opposition sur un prélèvement.

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Nathalie B.Tue, 15 May 2012 00:00:00 +0200https://www.trouver-sa-banque.com/guide/banque-services-et-frais/opposition-carte-bancaire-cheque
Comment changer de banque ?https://www.trouver-sa-banque.com/guide/banque-services-et-frais/comment-changer-de-banque Transférer un compte à vue :
une procédure par étapes

La clôture d'un compte à vue (ou compte courant), exonérée de frais depuis le 1er janvier 2005, doit respecter une procédure chronologique. Il essentiel de ne pas fermer votre ancien compte tant qu'il existe des opérations en cours.

Le transfert des mouvements automatiques

La première étape sera d'ouvrir un compte dans un nouvel établissement bancaire. S'il s'agit d'un compte non professionnel vous pourrez bénéficier si vous le souhaitez d'un service d'aide à la mobilité bancaire. Il permettra à votre nouvelle banque d'effectuer à votre place, auprès des divers organismes, toutes les formalités induites par votre changement de domiciliation bancaire, pour que les prélèvements et virements réguliers (salaires, pensions....) à percevoir ou à honorer soient désormais effectués sur votre nouveau compte.

Si vous choisissez de régler vous même les formalités de transfert de vos mouvements automatiques, tenez compte des délais d'enregistrement de vos nouvelles coordonnées bancaires auprès de chaque organisme.

Si des prélèvements continuaient à se présenter, vous devrez veiller à un approvisionnement suffisant de votre ancien compte. Les virements permanents effectués pour le compte d'un tiers devront être aussi mis en place dans votre nouvelle banque.

Les factures cartes et les chèques émis

Les paiements par carte ou les chèques non encore présentés devront être impérativement approvisionnés pour en éviter le rejet pour défaut de provision et les mesures consécutives d'interdiction bancaire, malgré la clôture de votre compte. Votre ancienne banque se doit néanmoins de vous avertir de la présentation d'un chèque pour vous permettre de régulariser avant de procéder au rejet.

Remise des anciens moyens de paiements

Vous devrez restituer à votre ancienne banque les chéquiers et cartes en votre possession et pourrez dès lors commencer à utiliser votre nouveau compte pour régler vos dépenses avec les moyens de paiements délivrés par votre nouvelle banque.

Dans le cas d'une restitution par courrier, fortement déconseillée, vous devrez inscrire la mention "ANNULE" en gros caractères, sur chaque formule, et couper votre carte en deux au niveau de la puce électronique et de la bande magnétique.

Transférer des produits d'épargne :
une procédure plus complexe

Le transfert de l'épargne obéit à des régles particulières et les formalités diffèrent selon les produits qui ne bénéficient pas tous de la même fiscalité et ne donnent pas droit aux mêmes avantages. Le respect de la légalité interdit de posséder deux comptes générateurs d'avantages fiscaux, vous ne pourrez donc pas en ouvrir un sans avoir clos le premier.

Livret A, livret Bleu, livret de développement durable (ancien Codevi), livret d’épargne populaire (LEP), livret Jeune, compte sur livret

Le transfert de ces comptes d'épargne se fait gratuitement, en 3 étapes :

Vous devrez d'abord clôturer votre ancien compte pour déclencher l'arrêté du compte, générateur du calcul d'intérêts depuis le 1er janvier de l'année en cours. Après quelques jours, votre établissement bancaire pourra procéder au virement de votre épargne assortie des intérêts vers la banque que vous lui aurez désignée, laquelle vous ouvrira ensuite un compte ou livret identique ou similaire.

Le Plan ou Compte Epargne Logement

Le transfert d'un PEL ou CEL doit recueillir l'accord des deux banques qui peuvent, l'une ou l'autre refuser le transfert. C'est à l'ancienne agence qu'il revient de s'acquitter des formalités de transfert du solde, des droits à prêts et des compteurs fiscaux pour garder le bénéfice des avantages acquis.

Les formalités de transfert sont payantes du fait des manipulations entraînées (arrêt comptable, transfert du solde et des données techniques afférentes).

Le Plan d'Epargne Populaire

Le transfert d'un PEP est également soumis à l'accord des deux banques, la nouvelle devant accepter d'accueillir le PEP aux mêmes conditions que l'ancienne, avec transmission de l'antériorité fiscale.

La difficulté réside dans le transfert des supports financiers touchant le PEP. La nouvelle banque peut se heurter à une impossiblité technique de gestion de supports propres, spécifiques à la banque d'origine comme des Fonds communs de placement ou un contrat d'assurance-vie. Dans ce cas, il peut être préférable de ne pas déplacer votre PEP ou de modifier ces support en valeurs transférables sur votre nouvelle banque.

Les portefeuilles de titres libres

A votre demande, votre ancienne banque se chargera du transfert de vos titres. Certains pourront être déplacés sans problème (actions, obligations, sicav...) Les Fonds Communs de Placement ne pourront, quant à eux, être transférés en tant que tels et devront être négociés en valeurs transférables sur votre nouvelle banque. Si vous préférez les conserver dans votre banque d'origine, assurez vous des conditions de conservation.

Le Plan d'Epargne en Actions

Le transfert d'un PEA s'avèrera plus complexe que celui de titres libres car le compteur fiscal, le compte titre et le compte courant devront être transférés simultanément pour que vous puissiez continuer à bénéficier des avantages fiscaux liés à ce placement.

Il est bon de souligner que certains déplacements de produits d'épargne, CEL, PEL, PEP, et portefeuilles titres peuvent être couteux du fait de la complexité des opérations qu'ils nécessitent.

Le transfert de crédits

On parlera plutôt de rachat de crédits avec remboursement par anticipation, suite à l'ouverture d'un crédit dans la nouvelle banque. Selon votre situation, le regroupement de crédits à la consommation peut s'avérer intéressant.

La nouvelle banque devra tout d'abord donner un accord de principe. L'acceptation définitive du rachat de crédits, après remise de justificatifs de ressources et autres, dépendra de votre capacité de remboursement. Dans le cas d'un refus, vos prêts seront conservés dans votre banque d'origine.

Avant de vous lancer vous devrez mesurer l'intérêt financier du rachat au vu des conditions proposées (montant, taux, durée, frais de dossier, pénalités de remboursement anticipé sur les crédits immobiliers....) et comparer les coûts et les économies entraînés par une telle opération. Le rachat peut s'avérer intéressant si le taux d’intérêt proposé pour le nouveau prêt est bas et que la baisse est suffisante pour absorber les frais occasionnés par cette opération.

Les modalités

Après votre acceptation de l'offre de prêt, assuré comme un nouveau crédit, vous disposez d'un délai de rétractation. Dans le cas d'un prêt immobilier la simple modification du contrat initial reste possible dans certains cas. Quant aux garanties sous la forme de caution ou nantissement, elles restent toujours moins onéreuses qu'une inscription hypothécaire, nécessitant l'intervention d'un notaire. Le dossier assuré, garanti et accepté par les deux parties permet dès lors le transfert des fonds pour le remboursement des crédits d'origine.

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Nathalie B.Wed, 09 May 2012 00:00:00 +0200https://www.trouver-sa-banque.com/guide/banque-services-et-frais/comment-changer-de-banque
Comment préparer sa retraite ?https://www.trouver-sa-banque.com/guide/banque-services-et-frais/comment-preparer-sa-retraiteEntre 2007 et 2010, en France, les régimes de retraite de base et complémentaire ont participé à une campagne d’information des actifs à propos des retraites. Des documents tels que le relevé de situation individuelle (RSI) et l’estimation indicative globale (EIG) ont ainsi été envoyés. Une date et un montant estimatifs ont été attribués. Et la CNAV (Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse) peut vous fournir dès que vous le souhaitez un relevé de carrière. Voyez également avec votre caisse de retraite complémentaire si vous avez des droits et quelle peut être leur évaluation.

Conseils à suivre pour anticiper et préparer votre retraite

Trouvez l’équilibre

La retraite est le moment privilégié pour changer vos habitudes. De nouvelles activités culturelles et de loisirs doivent être pris en compte. Votre banque doit connaître vos projets pour vous aider à les anticiper en chiffrant ces nouveaux besoins qui vont apparaître. Votre situation financière doit équilibrer vos dépenses futures. Mais peut-être doutez-vous de vos capacités financières ? Vos patrimoines immobiliers et financiers seront-ils suffisants ? Par exemple, si vous êtes toujours locataire, avez-vous pensez à acheter votre logement ou à vous faire construire votre maison pour votre retraite ?

Une solution : augmenter vos revenus une fois à la retraite

Plusieurs possibilités s’offrent à vous. Vous avez peut-être épargné durant toutes ces années en pensant à votre retraite. Vous avez pu également investir dans l’immobilier pour continuer à percevoir des loyers pour vos beaux jours. Par ailleurs votre banque peut vous proposer également différents produits spécifiquement orientés vers la retraite. Eux aussi vont permettre d’augmenter vos revenus au fil du temps. C’est le moment de faire vos choix en fonction de votre situation personnelle. A ce titre, il faut commencer par se pencher sur la question de la transmission patrimoniale. Optimiser cette transmission peut permettre à vos héritiers de payer moins de droits successoraux ou de donation. Bien sûr votre notaire vous fournira des conseils avisés.

Et le placement, alors ?

Une assurance-vie, un PEA, un PERP ou un PERCO, ces placements, qui font fructifier votre argent, sont autant de solutions à envisager pour compléter vos revenus. Si leurs taux d’intérêts varient selon les banques et les produits, la fiscalité est la même pour chaque catégorie de produits.

L’assurance-vie

 

Vous versez des primes, dont le montant varie en fonction du contrat, pour qu’en cas de décès ou de survie, un capital ou une rente soit versée à vos héritiers si vous décédez, ou … à vous-même. Et oui, deux types d’assurance-vie existent. La plus connue est l’assurance en cas de décès mais l’assurance en cas de vie peut vous permettre une fois que vous serez à la retraite, de percevoir cette rente ou ce capital.

Les plus-values (différence de patrimoine entre le début et la fin du contrat) sont désormais exonérées d’impôt à partir de huit ans d’existence du contrat dans la limite de 4600 € par an pour les personnes seules et 9200 € par an pour un couple marié. Au-delà de cet abattement ou avant les huit ans, le capital de votre assurance-vie est disponible à tout moment, à des taux d’imposition situés entre 35 % et 7,5 %. Des prélèvements sociaux doivent être acquittés pour un retrait. Vous choisissez le bénéficiaire. Vous versez ce que voulez et quand vous voulez. Autant d’atouts qui font de l’assurance-vie, le placement préféré des Français. Pour aller plus loin, consultez le guide Souscrire une assurance-vie

Le PEA (ou Plan d’épargne en actions)

 

Le PEA permet de posséder un portefeuille d’actions françaises ou européennes, qui s’il est conservé pendant huit ans, ne sera pas imposé sur les plus-values ni sur le revenu qu’il vous aura procuré. Si vous retirez l’argent avant huit ans, les taux d’imposition varient de 34,8 % à 12,3 % en fonction de la durée du contrat.

Le PEP (ou Plan d’épargne populaire)

 

Le versement se fait par tous les modes de paiements (liquide, chèque ou virement) dans la limite de 92 000 € sans compter les intérêts qui se multiplient fortement. Ceux-ci sont imposables de 35 % à 12,3 % lorsque l’on veut les retirer. Il faudra également s’acquitter de prélèvements sociaux (12,3 % environ). Il n’est cependant plus possible d’en ouvrir un nouveau depuis la loi de finances de 2004.

A noter : le PEP bancaire peut prendre la forme d’un PEP assurance qui permet l’exonération des droits de succession pour l’assurance-vie.

Le PERP (ou Plan d’épargne retraite populaire)

 

Il a deux volets : la constitution d’une rente viagère pour votre retraite et/ou d’une épargne pour l’achat de votre résidence principale. Le PERP concernait environ 2,1 millions de français en 2010. Fiscalement, il permet des déductions fiscales dans la limite de 10 % de son montant. Au bout de 15 ans, vous serez totalement exonéré d’impôt sur la rente ou le capital.

Le PERCO (Plan d’épargne pour la retraite collectif)

 

Il a pour seul objectif de constituer une rente viagère pour la retraite des salariés d’entreprises ayant un PEE (Plan d’épargne entreprises) ou un PEI (Plan d’épargne interentreprises). Seul des prélèvements sociaux (12,3 %) seront pris sur les intérêts produits à la sortie d’un capital.

À noter : les produits de retraite évoluent en fonction de la loi de finances qui est votée chaque année. Préparer sa retraite cela commence par une bonne gestion de son patrimoine. Alors à vos calculettes !

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Estelle HeraultMon, 30 Apr 2012 00:00:00 +0200https://www.trouver-sa-banque.com/guide/banque-services-et-frais/comment-preparer-sa-retraite
Comment gérer au mieux mon compte bancaire ?https://www.trouver-sa-banque.com/guide/banque-services-et-frais/comment-gerer-au-mieux-mon-compte-bancaireEn appliquant des règles simples dans la relation que vous avez avec votre banque, et avec les conseils pratiques que vous apportera ce guide, vous pourrez mieux gérer votre compte et éviter les difficultés.

Pour commencer 

À la souscription d’un service bancaire, demandez systématiquement un écrit à votre banque pour vous munir d’une preuve. Ce qui est écrit ne peut être contesté que par le biais d’une décision de justice. Un accord verbal est difficile à prouver, ce sera la parole de votre banquier contre la votre. C’est pourquoi il vous fait signer un grand nombre de documents qu’il vous faut lire avec précaution.

Pour partir sur de bonnes bases, commencez par demander une convention de compte à votre banque. Cette convention est gratuite. Celle-ci reprend point par point les détails concernant votre compte (le montant de votre droit à découvert, quels sont les plafonds de vos moyens de paiement…). Ce bilan vous aidera à mieux ficeler votre budget.

Vous passerez pour quelqu’un de responsable vis-à-vis de votre banquier. Par ailleurs votre banque vous envoie régulièrement un document qui regroupe l’ensemble des tarifs appliqués aux diverses opérations. Gardez bien à l’esprit que ces dernières sont la plupart du temps payantes.

Comment organiser mon budget personnel ?

La règle est simple : vivez selon vos moyens. C’est la clé pour éviter d’être confronté à une procédure de surendettement comme 2 % des ménages français. Organiser un budget n’a rien de compliqué, c’est juste prendre le temps de comparer ses recettes et ses dépenses. Cela ne coûte rien et s’avère très efficace.

Faites le tri entre les dépenses nécessaires (25 % pour le logement) qui sont des charges fixes et les dépenses superflues. Parmi ces dernières, les dépenses de loisirs représentent en moyenne 8 à 14 % des dépenses des ménages. La tentation est forte de vivre comme les ménages les plus aisés qui dépensent presque moitié plus que les ménages plus modestes pour leurs loisirs.

Ne misez pas sur une future entrée d’argent ou sur un probable accord de découvert.

D’une manière générale, évitez de vous dire : "je vais toucher une grosse somme d’argent à la fin du mois, je vais pouvoir m’acheter ce dont j’ai envie". En avez-vous seulement besoin ?

Et si la banque vous accorde un découvert, attendez d’en avoir la certitude. Essayez toujours de ne dépenser que l’argent gagné le mois précédent et n’anticipez pas sur le salaire qui va venir.

Votre relevé de compte mensuel n’est pas une simple formalité

Examinez-le avec attention dès sa réception. Tous les mois, il reprend votre solde, vos dépenses et vos recettes. Votre relevé de compte mensuel permet de détecter la moindre anomalie et de réagir au plus vite en cas de problème. En plus de sa version papier vous pouvez le consulter sur internet ou sur votre téléphone portable.

Par le biais d’alerte votre banque peut vous signaler le dépassement de votre autorisation de découvert par exemple ou mieux, votre solde lorsqu’il devient négatif. Il vous revient alors de combler le déficit et de ne plus engager de trop lourdes dépenses.

Préférez les virements et prélèvements automatiques

Si vous touchez votre salaire par virement automatique, votre argent sera disponible sitôt l’opération effectuée tous les mois à la même date par votre employeur.

Pour vos charges aussi, mettez en place avec votre banque des prélèvements automatiques. Cela vous évitera des pénalités de retard.

La mensualisation est elle aussi un service qui vous permettra de mieux gérer votre budget en étalant tout au long de l’année les grosses sommes qui peuvent compliquer la maîtrise de vos dépenses.

Prudence et prévoyance

Faites attention à votre code confidentiel

Vous devez changer votre code confidentiel de votre espace internet régulièrement. Il donne accès à votre espace sur le site de votre banque. Mis à part vous personne ne doit le connaitre.

Soyez prudent quand vous utilisez vos moyens de paiement

Votre carte bancaire permet entre autres de payer sur internet. La même prudence que vous adoptez dans son utilisation quotidienne doit alors s’appliquer. Absolument jamais, vous ne devez donner votre code PIN (mot de passe secret et personnel d’identification). Par contre pour vos paiements sur le net vous aurez à saisir le numéro de votre carte, sa date d’expiration et le code à trois chiffres qui figure à son dos. Evidement vous devrez auparavant vous assurer de la sécurisation de la transaction et du sérieux du site sur lequel vous faites votre achat.

L’utilisation de votre chéquier doit elle aussi suivre des règles de prudence. Il faut commencer par éviter de l’utiliser quand sa provision est insuffisante. Ne signez jamais de chèque avant d’avoir rempli la somme puis le nom du destinataire, ou avant d’avoir vérifié ces informations si elles sont saisies automatiquement lors de votre achat. Ne donnez jamais de chèque antidaté. Ne laissez pas traîner votre chéquier et réagissez le plus rapidement possible auprès de votre banque si vous soupçonnez une malversation.

Misez sur l’avenir, épargnez

Economiser, épargner, ce n’est pas seulement pour les coups durs. Mieux vous gérerez votre argent, plus vous l’apprécierez à sa juste valeur. Dépenser ne doit plus être une habitude mais un vrai cadeau que vous vous ferez. C’est juste une bonne habitude à prendre.

Par ailleurs, votre épargne peut, une fois à la retraite, vous aider à maintenir votre train de vie, voire l’améliorer. Informez-vous à ce sujet sur les produits proposés par votre banque.

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Estelle HeraultMon, 30 Apr 2012 00:00:00 +0200https://www.trouver-sa-banque.com/guide/banque-services-et-frais/comment-gerer-au-mieux-mon-compte-bancaire