Souscrire une assurance vie

Le mercredi 18 avril 2012 par Elodie Carcolse

L’assurance vie reste le placement préféré des français. Sa fiscalité avantageuse et sa gestion souple justifient cet engouement.

Avant de se jeter à l’eau il vous faut choisir un prestataire parmi les banques, les compagnies et mutuelles d’assurance. Mais comment bien choisir, y-a-t-il des critères précis ? N’hésitez pas à bien vous informer sur la multitude de contrats proposés, les clauses imposées et ainsi choisir celui ou ceux qui correspondent le mieux à vos attentes. Cela vous permettra d’éviter certains pièges (voir ci-dessous).

Qu’est-ce qu’une assurance vie ?

Quel que soit l’intermédiaire que vous aurez choisi, le principe de base est le même : l'assuré souscrit un contrat et fait des versements dans le but de constituer ou faire fructifier un patrimoine, en préparer la transmission ou en tirer un revenu. En contrepartie, l’assureur s’engage alors à reverser à l’assuré ou à son bénéficiaire, tout ou partie de ses gains accumulés (le capital d’origine et les intérêts produits) en cas de décès ou à une date prévue dans le contrat.

En quoi consiste le versement de primes ?

Il y a trois modes pour alimenter un contrat d'assurance vie : la prime unique, la prime périodique et les versements libres.

  • Le versement libre : comme son nom l'indique, vous versez ce que vous voulez quand vous le désirez. L'assuré y a principalement recours pour verser une somme d'argent reçue exceptionnellement (prime, don, héritage). Cependant, il faut noter qu'un montant minimum peut être contractuellement imposé.
  • La prime périodique : c’est une somme que vous versez régulièrement selon les termes du contrat que vous avez souscrit. La fréquence des versements peut être mensuelle, trimestrielle, semestrielle ou annuelle. Ce type de versement est idéal dans l'objectif de la constitution d'un patrimoine quel que soit votre objectif (préparation d'un complément de revenu pour la retraite, constitution d'un apport pour une acquisition immobilière...), mais il impose une rigueur d'épargne.
  • La prime unique : vous versez une somme en totalité et en une seule fois à la souscription du contrat. Très avantageux si vous avez gagné au loto ou touché un héritage. Attention, tous les contrats n'offrent pas la possibilité de faire des versements complémentaires à cette prime unique.

La clause bénéficiaire

Lors de la souscription, vous serez invité à choisir un bénéficiaire en cas de vie (le souscripteur généralement) et un ou plusieurs bénéficiaires en cas de décès. Les assureurs prévoient généralement des clauses types pour les bénéficiaires afin d’organiser une hiérarchie dans le cas où l’un des bénéficiaires ne pourrait pas ou ne souhaiterait pas profiter du contrat. Le nom des bénéficiaires est libre, avec ou sans lien de parenté et peut être changé à tout moment. Par ailleurs vous n’êtes pas tenu d’attribuer la même somme d’argent aux différents bénéficiaires.

Pour autant vous ne pouvez pas souscrire une assurance-vie dans le but manifeste de léser vos héritiers. Si les termes de votre contrat paraissent suspects compte tenu de votre situation financière ou personnelle, vos héritiers peuvent se retourner contre vous et saisir la justice. Chaque héritier est réservataire sur une partie du patrimoine de ses ascendants ; ainsi, vous ne pouvez disposer librement que de la quotité restant disponible.

Le contrat monosupport et le contrat multisupport

On distingue principalement deux types d’assurance vie : le contrat en euro (monosupport) et le contrat multi-support, également appelé contrat en "unité de compte". Le premier est idéal pour faire fructifier son capital en garantissant le capital et les intérêts acquis par un effet de cliquet. Mais qui dit sans risque dit aussi rendement limité : entre 3 et 4 %. Quant au contrat multisupport, il prévoit un fond en euros et l’autre en investissements sur divers supports financiers comme les actions, les obligations ou l’immobilier. Son principal avantage est son taux de rémunération, souvent plus attractif sur le long terme. Sa contrepartie en fait un contrat beaucoup plus risqué car c’est l’assuré et non l’assureur qui supporte les pertes éventuelles.

Quel est le coût d’une assurance-vie ?

Un contrat d’assurance-vie n’est pas gratuit. Les frais prévus sont souvent exprimés en pourcentage des sommes investies, il vous revient donc de bien vous renseigner sur les divers frais imputables à l’assurance-vie avant de choisir le contrat le plus avantageux. Il existe toute une panoplie de frais qui s’appliquent différemment selon votre contrat et la compagnie choisie :

  • Les frais d’entrée : prélevés une seule fois lors de l'ouverture du contrat.
  • Les frais sur versement : ils sont prélevés à chaque versement.
    A noter : les contrats en assurance-vie proposés et/ou souscrits sur internet ne prévoient généralement pas de frais de versement.
  • Les frais de gestion : ils constituent la rémunération des assureurs, ce sont les frais les plus élevés et ils sont payés annuellement sur la totalité de l’épargne. En moyenne, ils s’échelonnent entre 0,5 et 1%.
  • Les frais d'arbitrage : payés si vous changez les supports d’investissements de votre contrat multisupport.
  • Les frais de dossier : ils prennent en compte la saisie informatique et les procédures administratives du contrat. Ils ne sont pas systématiques.

À savoir

Quels sont les avantages de souscrire un contrat d’assurance vie en ligne ?

Les frais sont minorés voire supprimés. L’apparition et le développement des courtiers et des banques en ligne à favorisé l’offre de contrats à frais réduits ou à "frais 0%" pour ce qui concernent les frais d’entrée, de gestion et parfois même les frais d’arbitrage.

A noter : L’existence des frais précomptés prévus par certains contrats. Les premiers versements perçus couvriront les frais totaux sur toute la durée du contrat. Les prochains versements seront donc encaissés nets et aucun frais ne sera prélevé dessus.

Afin de profiter pleinement des avantages fiscaux dévolus aux assurances vie, il est préférable de s’engager sur une durée minimale de 8 ans durant laquelle vous ne touchez pas au capital initialement versé. Avant ce laps de temps, vous pouvez retirer tout ou partie des sommes cumulées. Cependant l'avantage fiscal optimal sera obtenu après 8 ans, la fiscalité étant dégressive avec 3 seuils : avant 4 ans, entre 4 et 8 ans et après 8 ans.

Quelques pièges à éviter au moment de souscrire

  • Certains contrats vous imposent d’effectuer des versements réguliers. Si vous ne respectez pas ces échéances, vous devrez (dans la plupart des cas) vous acquitter de pénalités. Si vous craignez de ne pas pouvoir les respecter, choisissez plutôt un contrat à "versements libres", que vous approvisionnerez à votre guise.
  • Les contrats associant assurance vie et assurance décès sont généralement pénalisants. Optez plutôt pour deux produits distincts : l’un pour l’épargne et l’autre pour la protection de vos proches en cas de décès.
  • Vous pouvez souscrire à autant d’assurances vie que vous le souhaitez.

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